Histoire

HISTOIRE 
 
Le toponyme de BERNEVAL vient de VAL BRITANNIQUE.
Au IVème siècle, les généraux romains recrutèrent des soldats de Grande Bretagne et les installèrent dans des petits postes de surveillance pour avertir la population d’une éventuelle invasion. Notre village en possédait un en haut des falaises.
Les siècles passant, avec toutes les déformations phonétiques et écrites, le toponyme BRITTENVALLE sous Pépin le Bref et Charlemagne (775-800), deviendra BRINEVALLIS en 832 sous Louis le Débonnaire, BERTINEVALLIS sous Charles le Chauve en 862 et enfin BERNEVAL.
Au VIIème siècle, les moines envoyés par l’Abbaye de Saint Denis installèrent un prieuré pour essayer d’évangéliser les habitants. En 841, la région était si florissante, grâce aux moines, qu’elle attire les pirates venus du Nord, les Vikings, qui abordèrent notre rivage, semant la terreur et la mort.
En 960, les moines de Saint Denis furent chassés par un évêque, Allemundus, pour récupérer leurs terres. En 968, les moines, après avoir, à leur tour, chassé l’évêque ambitieux, s’installèrent à nouveau pour agrandir leur territoire et construire un manoir dit des « Quarante Acres ».
En 1284, les moines échangèrent leur domaine contre celui de Guillaume de Caletot qui habitait à Mont Mélient, près de Paris. Les Caletot y restèrent jusqu’en 1346. Les terres passeront aux mains de Charles de Montmorency, des seigneurs d’Estouteville et de Valmont, pour finir dans celles des Grimaldi, Princes de Monaco, jusqu’à la révolution.
Les habitants de Berneval
Les habitants vivaient dans des masures faites de colombage aux murs de terre et le toit couvert de chaume et travaillaient pour la plupart les champs des alentours. D’autres étaient pêcheurs, puisque Berneval était considéré, à une certaine époque, comme l’un des plus grands ports d’échouage de la région, dans le même style qu’Etretat.
Un peu plus tard, quelques uns de ces pêcheurs allèrent sur les bancs de Terre Neuve où certains perdirent la vie. Il y avait également pour les plus aisés des maisons en brique dont on peut encore en voir quelques unes.
La plus grande partie du village fut détruite au cours de la dernière guerre, notamment par les bombardements des 7 Octobre (destruction de la Chapelle Notre Dame de Liesse), 25 Avril 1944, 8 et 9 Mai 1944, et surtout du 3 Juin 1944 où il serait tombé environ 3500 bombes rasant à tout jamais 182 maisons dont 6 hôtels, l’église et de magnifiques villas de riches Parisiens, les autres furent en partie démolies et quelques unes resteront debout. Une grande partie de l’histoire du village disparut sous les décombres.
Au cours de cette guerre, la plage de Berneval fut l’un des lieux de débarquement de la force anglo-canadienne lors du raid sur Dieppe, le 19 Août 1942. Les hommes du Commando n°3 débarqués sur « Yellow 1 », la plage du Petit Berneval, parvinrent difficilement au sommet des falaises, sans pouvoir remplir leur mission. La majorité fut tuée, dont un Français des FFL, le SM Serge MOUTAILLER, les, autres furent faits prisonniers. Ceux qui débarquèrent sur « Yellow 2 », au lieu dit du Fond de Belleville ou le Val au Prêtre, remontèrent à travers champs attaquer la batterie « Goebbels », empêchant les artilleurs de régler leurs tirs sur les plages de Dieppe où le gros du débarquement avait lieu. Ce groupe pu reprendre la mer sans perte pour regagner newhaven.
  
 
 
 
Ils sont venus ou ont habité Berneval
 
Oscar WILDE, de son vrai nom Oscar Fingall o’Flahertie Wills, né à Dublin le 16 Octobre 1854, est mort à Paris le 30 Novembre 1900.
 
Oscar WILDE entretenait une liaison homosexuelle avec un certain Alfred Douglas Bosie, ce qui déplut au père de ce dernier, marquis de Queensbury. Oscar se retrouve devant le tribunal le 27 Mai 1895, et il écope de deux années de prison.
Libéré le 19 Mai 1897, il s’embarque pour Dieppe à bord du «Tamise ».
Arrivé à Dieppe, il loge dans un hôtel sous le nom de Sébastien MELMOTH.
Il n’est pas accepté par la communauté anglaise de Dieppe et décide de s’installer à Berneval le Grand et arrive à l’hôtel de la plage le 28 Mai 1897 toujours sous le nom de Sébastien MELMOTH.
Il se plait à Berneval et loue le Chalet Bourgeat et envisage même de construire son propre chalet.
Il organise des goûters pour les enfants du village et leur offre des cadeaux, notamment pour l’anniversaire de la Reine. Le curé Trophardi lui offre une stalle perpétuelle dans l’église du village.
A Berneval il écrit son plus beau chef d’œuvre, La Ballade de la Geôle de Reading, consacré à un soldat de la garde, condamné à la pendaison, pour l’assassinat de sa maîtresse.
Les parents apprirent qui était en réalité Sébastien Melmoth et interdirent aux enfants de lui rendre visite.
Isolé dans l’ennui, même malgré la visite de son ami André GIDE, il décide de quitter Berneval d’où il part début Septembre 1897.
Après quelques voyages en Corse, en Italie, en Sicile, il revient à Paris, habiter dans un hôtel au 13 de la Rue des Beaux Arts dans le 6ème arrdt . Il y mourut dans la plus grande déchéance le 30 Novembre 1900 de la méningite.
Il fut d’abord inhumé au cimetière de Bagneux le 3 Décembre 1900.
 En 1909 ses restes sont transférés au cimetière de Père Lachaise où il repose sous la tombe qui porte ses propres paroles.
« Et pour lui des larmes étrangères empliront l’urne depuis longtemps brisée de la pitié car les pleureurs seront les rejetés et les rejetés toujours pleureront ».
En 1997, Francis Guého et Julia Rosenthal de l’association « Oscar WILDE Society » firent venir à Berneval Merlin Holland, petit fils de Berneval qui vint pour la première fois marcher sur les traces de son grand père à Dieppe et à Berneval.
 
André GIDE (1869-1951) ami fidèle d’Oscar WILDE, vint souvent lui rendre visite à Berneval à l’hôtel de la Plage ou au Chalet Bourgeat
 
Jean RICHEPIN   (1849-1926) Poète, vint souvent à Berneval.
 
Jean Patrick MANCHETTE Ecrivain etScénariste,  Bernevalais dans les années 1970 il écrivit notamment le scénario du film « La guerre des polices » avec Claude Brasseur, Marlène Jobert et Claude Rich,
 
Camille PISSARO (1830-1903) Il vint plusieurs fois à Berneval entre juillet 1900 et juin 1901. Il y a réalisé 7 tableaux (Le jardin de l’hôtel au soleil, La prairie le matin, Le chemin du haut de Berneval, L’après midi, La maison Thieuvain, Sur la route de Berneval, La cour de l’épicerie.
 
RENOIR (1841-1919) Nous lui devons quelques œuvres réalisées à Berneval dont « La petite pêcheuse de Berneval, Pêcheuses de moules à Berneval
 
Loïc DUBIGEON (1934-2001) peintre connu internationalement avait son atelier à Berneval où il préparait ses œuvres exposées dans le monde entier. Il fit 3 carré Hermès, dont un pour commémoré le 150ème anniversaire de l’Entente Cordiale.
Si son atelier était à Berneval, il résidait à Derchigny, dans une partie du château de Vargemont où a résidé Renoir.
 
La Famille DUCRETET Fondateur de la célèbre maison qui porte encore ce nom (radio télévision) venait à Berneval vers 1900 dans une villa dénommée « Les Marronniers », villa aujourd’hui disparue (Place des Canadiens).
 
Les Frères PERRET Auguste, Gustave, Claudearchitectes à qui nous devons beaucoup de constructions, la Tour Perret d’ Amiens, Le Théâtre des Champs Elysées à Paris, la reconstruction du Havre, ….
 
Le Maréchal JOFFRE, Le Président POINCARE et Aristide BRIAND vinrent à Berneval passer les troupes du 20ème Corps d’ Armée en revue le 27 Août 1916.
 
Dans les années 60 une large partie du film de Walerian BOROWEZYK, les Contes immoraux, fut tournée au sein du Grand Hôtel.
 
Les 15 et 16 Juin 2004, furent tournées, pour la télévision, des scènes d’une série de deux téléfilms intitulée « D’ Artagnan et les Trois Mousquetaires » d’après l’œuvre d’ Alexandre Dumas, réalisée par Pierre AKNINE avec Vincent Elbaz dans le rôle de D’Artagnan et Emmanuelle Béart dans le rôle de Milady. Ces scènes furent tournées dans la valleuses du Val au Prêtre, entre Belleville et Berneval.